Côtes-d’Armor : une rave-party interrompue par les gendarmes

Les forces de l’ordre sont intervenues pour mettre fin dans la nuit à une brève rave-party d’environ 500 personnes, organisée près de Saint-Brieuc.

La fête a tourné court. Dans la nuit de vendredi à samedi, près de 150  gendarmes sont intervenus à Haut-Corlay (Côtes-d’Armor)  pour « empêcher la tenue d’un regroupement interdit de type Rave Party ». Au moment de l’action des forces de l’ordre, 500 personnes environ occupaient déjà les lieux, un champ à une trentaine de kilomètres au sud de Saint-Brieuc. « Un peu avant minuit, ils étaient plus de 500 sur site. Afin de prévenir de nouvelles arrivées, à 1h15 les gendarmes sont intervenus pour saisir le son », a indiqué la préfecture des Côtes-d’Armor dans un communiqué. 

D’après les autorités, il n’y a pas eu d’accident. Plus de « 300 infractions Covid, quatre infractions pour détention de stupéfiants et deux délits de conduites sous stupéfiants » ont été constatés par les gendarmes.  Selon nos informations 150 gendarmes étaient engagés dans cette opération. Sept ont été blessés. 

Contacté par l’AFP, le maire de la commune de 600 habitants, Jean-Pierre Le Bihan, a souligné que « l’on n’entendait plus de son » samedi matin. Quelques heures plus tôt, sur les réseaux sociaux, la préfecture avait rappelé que les rassemblements festifs à caractère musical étaient interdits dans le département jusqu’à lundi. « Police et gendarmerie (sont) mobilisées tout le week-end pour assurer le maintien de l’ordre public et le respect de ces dispositions », conclut-elle.

Le soir du Nouvel an, une rave-party géante avait défrayé la chronique avec environ 2500 participants à Lieuron (Ille-et-Vilaine). Les forces de l’ordre ont donc voulu s’assurer que l’événement ne puisse pas prendre une ampleur similaire dans les jours à venir. Sur Twitter, Gérald Darmanin a salué leur intervention. « La vigilance reste de mise tout au long du week-end », assène-t-il.