Le maire de Nice, Christian Estrosi claque la porte de son parti politique Les Républicains

Le maire de la ville de Nice, Christian Estrosi, annonce dans un entretien au Figaro, quitter à son tour Les Républicains « afin d’assurer ma totale liberté de parole ». Suivez les dernières infos ci-dessous.

Dans une interview au Figaro, le maire de Nice Christian Estrosi annonce qu’il quitte Les Républicains. « Les Républicains doivent, de mon point de vue, dire clairement, qu’en toutes circonstances et dans toutes les élections, ils feront barrage à l’extrême droite avant toute chose », explique l’homme politique. Et d’ajouter : « Dans l’attente de cette clarification, j’ai donc décidé de me mettre en congés des Républicains afin d’assurer, comme d’autres, ma totale liberté de parole. Je m’en vais de LR. J’ai donc désormais le même statut que Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, sans forcément partager les mêmes analyses. Ils ont démissionné avant moi, on ne leur oppose pas de haine. Je demande le même respect. Quitter mon parti est une décision pénible pour le gaulliste que je suis ». 

Il compte participer à la création d’une nouvelle formation politique rassemblant la droite et le centre.

Hier, le maire LR de Toulon Hubert Falco annonçait lui aussi qu’il quittait son parti en déplorant le « sauve-qui-peut » et le « rétrécissement de la ligne » de LR « qui en oublie les enjeux essentiels auxquels il doit répondre ».

Estrosi réaffirme son soutien à Muselier

Pour l’élu des Alpes-Maritimes, « ce qui s’est passé durant ces quatre derniers jours est d’abord la démonstration de la dérive d’une faction qui semble avoir pris en otage la direction du parti. (…) Les limites de l’acceptable ont été franchies ».

Christian Estrosi réaffirme ainsi son soutien à Renaud Muselier, le président de la région Paca qui a provoqué un tollé au sein de sa famille politique ces derniers jours, après le retrait de la liste LaREM en sa faveur pour les régionales de juin prochain. Le maire de Nice considère que « Renaud Muselier a mis en œuvre une stratégie d’ouverture et de rassemblement ».

Dans cet entretien, Christian Estrosi dit aussi vouloir constituer une nouvelle formation politique « moderne rassemblant la droite et le centre autour d’un vrai projet où l’on ne passe pas son temps à parler de soi en bureau politique mais d’industrie, d’environnement, de sécurité, d’immigration contrôlée ».

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