Nuit de violence urbaine à Fréjus : policiers pris à partie et voitures incendiés

Les policiers ont dû intervenir dans la nuit de samedi à dimanche dans un quartier situé à mi-chemin de Fréjus et Saint-Raphaël dans le Var, après le signalement de nuisances. Sur place, ils ont été la cible de tirs de mortier, de projectiles. Des voitures ont été également été brûlées, des vitrines brisées.

Dans la nuit de samedi à ce dimanche, La Gabelle, un quartier limitrophe de Fréjus et Saint-Raphaël a été le théâtre de violences urbaines.

Selon nos informations recueillies auprès de sources concordantes, Police Secours est d’abord contacté peu après minuit pour des nuisances sonores dans la cité de la Gabelle, à cheval entre Saint-Raphaël et Fréjus. Trois équipages de police – soit une dizaine de personnes – se rendent sur place, anticipant déjà des difficultés.

« Une nuit de chaos » selon le syndicat Alliance

Dès leur arrivée, ils sont pris à partie par un groupe composé d’une cinquantaine de jeunes : tirs de mortiers, tirs de projectiles. Très vite des renforts sont dépêchés sur place, venant de Toulon, Marseille, Draguignan, ainsi que des équipages de la police municipale de Frejus et de Saint-Raphaël. Les violences se deportent vers la rue Jean Giono, trois voitures sont brûlées dont une appartenant à la police municipale, une quinzaine de vitrines de commerce brisées. Deux commerces ont été incendiés. La séquence de violences prend fin vers 4h du matin. Le parquet de Draguignan a ouvert une enquête préliminaire confiée à la sûreté départementale.

D’après un syndicaliste policier de l’organisation Alliance intervenu ce dimanche matin sur notre antenne, trois policiers – deux membres de la police nationale et un agent de la police municipale – ont été légèrement blessés au cours de l’opération, sans que leurs hématomes nécessitent un transport à l’hôpital. Davido Reverdy, secrétaire national « Province » d’Alliance Police nationale, a parlé d’une « nuit de chaos ». Il a expliqué que la situation avait dégénéré à l’issue d’une simple intervention pour faire respecter le couvre-feu à des habitants du quartier, après le signalement d’un tapage:

Ça part d’un simple contrôle pour demander aux jeunes – je vous rappelle qu’on est encore en confinement pour quelques jours – de regagner leur domicile parce qu’en plus ils font des nuisances aux riverains. Ils les empêchent de dormir tout simplement. Et ça se finit en guet-appens, avec des blessés, des magasins dégradés.

Davido Reverdy, secrétaire national « Province » d’Alliance Police nationale

Le policier a décrit le quotidien de la cité: « C’est une cité où la drogue est implantée et où son commerce est récurrent. C’est une cité qui fait très régulièrement parler d’elle. »