Jean Castex annonce un durcissement des peines contre les agresseurs des forces de l’ordre

C’est l’info de la nuit, après le meurtre d’un policier à Avignon la semaine dernière, Jean Castex recevait ce lundi soir les syndicats de policiers en colère à Matignon. Au cours de cette réunion, il leur a annoncé un durcissement des peines contre les agresseurs de policiers ou gendarmes.

Au terme d’une rencontre avec les syndicats de policiers à Matignon, le Premier ministre Jean Castex a annoncé un durcissement des peines contre les agresseurs de policiers ou gendarmes, dans un communiqué publié ce lundi soir. Cette réunion était organisée après le meurtre d’un brigadier la semaine dernière à Avignon.

Dans un communiqué, le Premier ministre a précisé que la peine de sûreté pour les personnes condamnées à perpétuité pour un crime commis contre un policier ou un gendarme serait portée à trente ans, ainsi que la limitation stricte des possibilités de réduction des peines pour les agresseurs de membres des forces de l’ordre.

L’UNSA salue « une prise de conscience du gouvernement »

Aujourd’hui, « on a pris en compte l’ambition du gouvernement d’aller de l’avant sur une réponse pénale plus forte vis-à-vis des agressions des forces de sécurité », a-t-il poursuivi. « Maintenant, nous allons être prudents et avons décidé de ne pas participer à la première réunion du Beauvau de la sécurité et il faudra reprendre les discussions à partir du 27 » mai prochain.

Réactions mitigées des syndicats policiers

« On a eu des propositions qui nous paraissent, pour certaines, concrètes, d’autres beaucoup moins », a réagi Fabien Vanhemelryck, secrétaire général du syndicat Alliance Police nationale, estimant que ces propositions devraient êtres concrétisées d’ici le 27 mai pour le Beauvau de la sécurité.

Le syndicat s’est aussi réjoui de la fin du rappel à la loi « qui ne servait plus à grand chose », ainsi que de la mise en place d’un observatoire de la réponse pénale qui permettra, selon lui, « d’avoir une transparence de la justice (…) C’est ce que nous souhaitions et revendiquions. Ça permettra de voir ce que fait vraiment la justice: est-ce qu’elle punit assez? On verra qu’elle est trop clémente, c’est ce que nous disons depuis pas mal de temps ».

« Le reste nous laisse un peu plus dubitatif », a poursuivi le syndicaliste, alors qu’il évoquait notamment « l’augmentation des peines encourues ». « En effet augmenter les peines encourues c’est un signal intéressant, mais derrrière il y aura toujours la peine prononcée qui sera à l’appréciation du magistrat ».