Israël/Palestine : Plus de 20 000 manifestants partout en France ce samedi

Environ 22.000 personnes, selon le ministère de l’Intérieur, se sont rassemblées en soutien aux Palestiniens samedi à travers la France, par endroits malgré l’interdiction des autorités, comme à Paris où des face-à-face parfois tendus ont opposé manifestants et forces de l’ordre.

Dans la capitale, où les derniers manifestants ont été dispersés Porte de Clignancourt par les forces de l’ordre peu après 19 heures, entre 2.500 à 3.500 personnes selon les autorités 4.500 à 5.000 selon les organisateurs, se sont rassemblées par petits groupes dans le quartier de Barbès.

Selon le ministère, les soutiens au peuple palestinien étaient en outre 18.500 dans les autres villes de province, où ont eu lieu 59 rassemblements.

51 interpellations, deux blessés chez les forces de l’ordre

Un total de 51 personnes ont été interpellées, dont 44 à Paris où, selon des chiffres provisoires du parquet, 15 personnes étaient en garde à vue en début de soirée, notamment pour « participation à un groupement formé en vue de violences », « participation à un attroupement après sommation » et « violences sur les forces de l’ordre ».

Il y a eu deux « blessés légers » chez les forces de l’ordre (un à Nice, un à Paris), selon le ministère de l’Intérieur.

Des rassemblements dans de nombreuses villes

Les rassemblements les plus importants ont eu lieu à Strasbourg (4.000 manifestants), Marseille (1.500), Lyon et Nantes (1.000), a précisé le ministère.

Il y a eu à Toulouse 800 personnes selon les organisateurs, 400 selon la police ; 1.500 à Lille, selon les organisateurs, 6 à 700, selon la préfecture. A Montpellier, où environ 200 personnes (préfecture de l’Hérault) se sont réunies dans le calme.

D’autres manifestations ont été interdites, comme à Aubervilliers et Montreuil en Seine-Saint-Denis. A Nice, quelque 150 personnes se sont rassemblées dans le calme en dépit de l’interdiction. De même à Grenoble, où environ 200 personnes ont manifesté.

Heurts à Paris

A Paris, où la manifestation n’avait pas non plus été autorisée, des face-à-face, parfois tendus, ont opposé pendant plusieurs heures, manifestants et forces de l’ordre, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Charges de la police, utilisation à de nombreuses reprises des canons à eau et gaz lacrymogènes, lancers de projectiles divers par les manifestants, feux de poubelles…. Un « jeu du chat et de la souris » entre les deux parties sur de larges boulevards ou des rues plus étroites a rythmé l’après-midi.

Un déploiement policier massif – 4.200 policiers et gendarmes mobilisés avec pour consignes la dispersion « immédiate » – a empêché les manifestants qui avaient rendez-vous et projetaient de se rendre vers Bastille, de déployer un cortège.

Au total, 367 personnes ont été verbalisées dans la capitale, selon le ministère de l’Intérieur.