Gilets jaunes : quatre CRS mis en examens pour les violences dans le Burger King

L’enquête cite notamment le cas de Natan, qui a reçu 27 coups de matraque, portés par plusieurs policiers, avant de pouvoir sortir du restaurant.

Les images avaient choqué. Plusieurs CRS intervenant très violament dans un Burger King parisien en marge d’une manifestation de Gilets jaunes, le 1er décembre 2018. Ce mardi, quatres de ces CRS ont était présenté à un juge d’instruction qui leurs à prononcé leurs mis en examens.

Ce sont le chef de section et trois autres membres de la compagnie CRS 43 de Châlon-sur-Saône qui ont été déferrés ce jour, d’après une information de LCI. es policiers avaient été placés en garde à vue lundi, dans le cadre de l’information judiciaire ouverte des chefs « de violences volontaires avec ITT inférieure à huit jours par personne dépositaire de l’autorité publique avec arme et en réunion et violences volontaires ».

Cette affaire est considérée comme emblématique des dérives observées dans le maintien de l’ordre face au mouvement des Gilets jaunes. Pour mémoire, ce samedi de décembre 2018, en fin de journée, une trentaine de manifestants et quelques journalistes trouvent refuge dans le restaurant Burger King de l’avenue de Wagram, à proximité de l’Arc de Triomphe, au terme d’une journée de mobilisation marquée par de nombreuses violences et affrontements.

Une douzaine de CRS, arrivés sur place quelques minutes après, pénètrent à leur tour dans l’établissement. À l’intérieur, ils frappent violemment plusieurs manifestants, certains allongés au sol, à l’aide de matraques. La scène est filmée par plusieurs journalistes.

« Présenter des responsables à la justice est une décision politique »

L’affaire avait avait conduit à l’ouverture d’une enquête préliminaire, confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), puis fin mai à un juge d’instruction. Une enquête difficile, où il a été très difficile d’identifier formellement les auteurs des coups.

« Ces identifications auraient pu intervenir dès le début et il est certain que la pression médiatique et civile sur ce sujet n’est pas étrangère aux avancées de l’instruction », a commenté Me Moad Nefati, avocat de Natan A, victime de 27 coups de matraque ce jour-là.

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