Didier Raoult face aux députés – Ce qu’il faut retenir

Après Jérôme Salomon, c’était au tour de Didier Raoult, hier de répondre au questions de la commission d’enquête parlementaire de l’Assemblé Nationale.

Mercredi 24 juin, Didier Raoult a été entendu trois heures par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur le Covid-19. Le directeur de l’Institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection de Marseille, infectiologue de renom, principal promoteur de l’hydroxychloroquine en France, n’était jamais apparu en public aussi sage et réfléchi depuis le début de la crise.

Des «blaireaux dans leur terrier»

Tout le monde en à pris pour sont grade! Chloroquine, tests de dépistage, confinement… Didier Raoult a tout abordé, à sa manière.

L’infectiologue marseillais à été particulièrement critique sur l’organisation “totalement archaïque” des tests de dépistage de la Covid-19 en France, centralisée autour de l’Institut Pasteur. “L’idée qu’on ne pouvait pas faire les tests n’était pas vraie”, a-t-il expliqué, assurant que la technique PCR (test réalisé à l’aide d’un écouvillon dans le nez) était un “examen extrêmement, simple, banal”.

L’efficacité du confinement n’est pas “démontrable”, estime Raoult

Didier Raoult a aussi remis en cause l’efficacité du confinement qui, selon lui, “ne repose pas sur des données scientifiques établies, claires et démontrables”. Et ce alors même l’Imperial College de Londres a estimé le 8 juin que le confinement avait permis de sauver 3,1 millions de vies dans les 11 principaux pays européens (dont la France fait partie).

Outre la stratégie du gouvernement, le professeur Raoult a aussi critiqué l’attitude de l’exécutif, déclarant qu’Olivier Vérant à était mal entouré. Pour rappel, le ministre de la Santé avait demandé à ce que soient revues les règles de prescription sur l’hydroxychloroquine, suggérant une inefficacité du traitement antipaludique voire une certaine nocivité.

Des conflits d’intérêts dans la recherche selon Raoult

Et quand on touche à la chloroquine, on touche forcément à Didier Raoult qui défend ce traitement depuis le début, et continue à le prescrire à ses patients à Marseille, alors que les hôpitaux n’ont plus le droit d’en administrer.

Sur ce point, l’infectiologue a renouvelé devant la commission d’enquête l’affirmation selon laquelle certains détracteurs de l’hydroxychloroquine seraient financièrement liés au laboratoire Gilead, fabricant du remdesivir, autre molécule dont l’efficacité est testée dans le traitement de la Covid-19.

Didier Raoult a aussi mis en cause, tout au long de son audition, les “conflits d’intérêts” au sein des instances de recherche médicale et du Conseil scientifique, créé le 11 mars pour éclairer les décisions du gouvernement.

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