Agnès Buzyn face aux Députés, ce qu’il faut retenir

Tout comme Jérôme Salomon et Didier Raoult, l’ex Ministre de la Santé, Agnès Buzyn à été entendue hier en fin d’après-midi par la commission d’enquête sur la gestion de la crise du COVID-19.

Agnès Buzyn s’est défendus pendant près de quatre heure devant les députés de la commission d’enquête sur la gestion de la crise du COVID-19. L’heure de vérité à sonner pour L’ancienne Ministre des Solidarités et de la Santé.

“Notre pays, l’ensemble de la planète, ont été confrontés et certains le sont encore, à une épidémie inédite, sans précédent, aux conséquences majeures sur notre société et notre vie de tous les jours”, a déclaré l’ancienne ministre des Solidarités et de la Santé en préambule à son audition, après avoir prêté serment.

“Je souhaite pouvoir m’expliquer sur l’exercice des responsabilités qui ont été les miennes, notamment à la tête d’un ministère”, a poursuivi la candidate déçue aux municipales à Paris. “Il est tout aussi légitime de s’interroger sur les faiblesses observées, c’est le propre de toutes les crises.”

Coronavirus: A. Buzyn fait état d’une alerte “autour du 25 décembre”

“J’ai eu une première alerte totalement par hasard pendant mes vacances de Noël, autour du 25 décembre. J’ai vu qu’un blog en anglais rapportait des cas d’une pneumonie inexpliquée, je suis tombée dessus par hasard sur Twitter et j’ai eu le regard attiré”, explique Agnès Buzyn, questionnée par la présidente LaREM de la commission d’enquête, Brigitte Bourguignon.

“Mon premier nouveau niveau d’alerte est je crois autour du 11 janvier parce que la Chine annonce un premier décès”, poursuit l’ancienne ministre, qui dit avoir informé dans la foulée le président de la République et le Premier ministre.

“A partir du 22 janvier, nous avons la notion de cette contamination inter-humaine qui change le regard qu’on a” sur ce virus, a également déclaré Agnès Buzyn.

Buzyn fait valoir le fait d’avoir donné une conférence de presse dès le 21 janvier

“Je pense être la seule ministre de la Santé européenne à avoir pris la décision de faire une conférence de presse aussi tôt. À cette date-là, il n’y a pas d’alerte de l’OMS”, fait valoir Agnès Buzyn au sujet de la conférence de presse qu’elle avait donné le 21 janvier dernier, aux prémices de la crise sanitaire.

“J’ai eu à gérer le stade 1 et la dernière semaine le stade 2″ de l’épidémie.”

“J’ai quitté le ministère le 15 février, à l’époque ou il y avait eu 12 cas en France, tous des cas importés de Chine, ou en lien avec Wuhan. il y avait eu 6 cas importés de Chine et un cluster, le cluster des Contamines Montjoie”, fait valoir Agnès Buzyn.

“J’ai eu à gérer le stade 1 et la dernière semaine le stade 2″ de l’épidémie.”

“Je mets en branle tout le système le 25 janvier alors que l’OMS a refusé de déclarer le 22 et le 23 l’urgence de santé publique de portée internationale”, défend Agnès Buzyn, interrogée par le député LR Éric Ciotti, rapporteur de la commission.

Interrogation sur la gestion des stocks de masques

“J’ai vu que certains ont pris la parole après pour dire ‘on aurait pu remettre les stocks périmés dans le circuit et il n’y aurait pas fallu les détruire'”, a réagi Agnès Buzyn, expliquant qu’à la question de savoir si elle avait ordonné elle-même la destruction de stocks, “la réponse est non”.

“Cette gestion des stocks ne revient pas à un niveau” de ministre, a défendu l’ancienne membre du gouvernement, tout en disant assumer “parfaitement les décisions prises par (ses) services”.

“Vous ne pouvez pas dire que je n’ai pas anticipé. Et que les services de la Santé n’ont pas anticipé.”

Agnès Buzyn à l’Assemblé Nationale

Pour Buzyn, le système de santé était “préparé” à son départ du ministère

Sur son départ du ministère de la Santé pour remplacer Benjamin Griveaux dans la course à la mairie de Paris, Agnès Buzyn dit avoir estimé à ce moment-là “avoir préparé le système de santé et d’être maintenant en capacité de le faire comme maire”, avant d’ajouter en référence à son échec au scrutin que “l’histoire aura montré que ça ne s’est pas passé”.

À son départ du ministère, “on faisait quelque dizaines de tests par jour”, dit Buzyn

“Quand je suis partie (du ministère de la Santé, NDLR), l’objectif était que tous les hopitaux français aient accès aux tests. À l’époque, on était sur quelques dizaines de suspicions de cas par jour. (…) À l’époque on faisait quelque dizaines de tests par jour”, a fait valoir l’ancienne ministre, affirmant qu’il y avait eu 12 cas à son départ du ministère.

“Nous sommes le premier pays en Europe à avoir mis en place les tests”, fait valoir Buzyn

“Nous sommes le premier pays en Europe à avoir mis en place les tests. Dès que la séquence du virus a été publiée par les Chinois, je crois autour du 10 janvier, le Centre national de référence des coronavirus à Pasteur a essayé de produire un test, il a mis je crois une dizaine de jours pour le produire. Lorsque nous avons repéré les premiers malades, le 24 février, les tests étaient déjà disponibles à Paris et à Lyon, dans des hopitaux de rérérence capables de prendre en charge les malades”, a indiqué Agnès Buzyn mardi lors de son audition devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale.