Coronavirus: La barre des 30.000 morts dépassé

30.000, c’est le chiffre de la mortalité du coronavirus en France depuis le 1er mars dernier.

Près de six mois après le premier cas sur le territoire, la France a franchi ce vendredi Le coronavirus a désormais fait plus de 30.000 morts en France, selon le dernier bilan publié vendredi soir, selon le communiqué de la Direction générale de la Santé (DGS). Ces dernières 24 heures, 25 nouveaux décès ont été comptabilisés dans les hôpitaux français, portant le total à 30.004 depuis le début de la crise sanitaire.

La Direction générale de la Santé (DGS) précise que 19.528 personnes, soit deux tiers des décès, ont perdu la vie au sein des établissements hospitaliers. Au total, “105.417 personnes ont été hospitalisées depuis le début de l’épidémie, dont 18.469 en réanimation”, précise la DGS. “78.388 personnes sont rentrées à domicile.”

Sixième pays le plus touché au monde

La France est le sixième pays le plus touché par la pandémie en termes de décès. Selon l’université Johns Hopkins, dont les données font référence, ce triste classement est dominé par les États-Unis, avec 133.677 morts, devant le Brésil (69.184) et le Royaume-Uni (44.735). Nos voisins italiens sont le quatrième pays le plus impacté avec 34.938 morts, devant le Mexique (33.526). Juste derrière la France, l’Espagne est, elle aussi, en passe de franchir ce cap (28.403 décès à ce jour).

Au 10 juin, en France, “7.062 personnes sont hospitalisées pour une infection Covid-19”, indique la DGS, dont 136 admises au cours des dernières 24 heures. Le nombre de malades en réanimation passe pour la première fois sous la barre des 500 (496) et continue de baisser, “avec 16 malades en moins par rapport à hier”. L’Île-de-France, le Grand-Est, les Hauts-de-France et la Guyane regroupent 70% des patients français hospitalisés. En Guyane, “la circulation du virus y reste préoccupante”, prévient la DGS, qui note également que “les autorités sanitaires sont particulièrement attentives à l’apparition de potentiels clusters”, comme en Mayenne.

“Les gestes barrières restent de mise”, prévient la DGS

Ce cap des 30.000 décès intervient alors que l’agence sanitaire Santé publique France a relevé une “nouvelle tendance à l’augmentation de la circulation du virus” en France métropolitaine et que les autorités ont appelé vendredi à “la vigilance” face au risque d’une deuxième vague de l’épidémie.

“Avant le début du week-end prolongé de fête nationale et avec les départs en vacances de nombreux Français, il convient de rappeler que les gestes barrières restent plus que jamais de mise”, avertit la DGS. “Au moindre symptôme, même bénin, il est nécessaire de se faire dépister rapidement afin de briser les chaînes de contamination.”

Le solde reste négatif, avec quatre régions (Île-de-France, Grand-Est, Hauts-de-France et Guyane) regroupent toujours 70% des patients hospitalisés en réanimation.

Covid-19 : les gestes barrières de moins en moins respectés, déplore Santé publique France

Alors qu’on observe augmentation de la circulation du virus sur le territoire, l’agence sanitaire remarque, via des enquêtes réalisées sur internet, que les Français ont tendance à moins respecter les gestes barrières et la distanciation physique ces dernières semaines.

Faut-il y voir un signe de l’arrivée de la seconde vague ? Depuis quelques jours, les autorités sanitaires alertent : la circulation du coronavirus s’intensifie sur le territoire. Une affirmation confirmée ce vendredi par Santé publique France. Dans son rapport hebdomadaire, l’agence sanitaire note une “nouvelle tendance à l’augmentation de la circulation du virus”, même si celle-ci reste “à un niveau bas”.

Toutefois, les nombreux foyers de contamination, dont celui “avec diffusion communautaire” en Mayenne, inquiètent. En cause, peut-être le relâchement de la population. Le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, s’inquiétait ces derniers jours d’une baisse de la vigilance et du respect des gestes barrières. Et les faits ne semblent pas lui donner tort. Selon l’enquête Santé publique France CoviPrev, les Français déclarent de moins en moins adopter les gestes barrières dans leur quotidien.

Moins de respect de la distanciation physique

L’agence sanitaire réalise régulièrement des enquêtes en ligne, “auprès d’échantillons indépendants non probabilistes de personnes âgées de 18 ans et plus et résidant en France métropolitaine”, depuis le début de la crise sanitaire. Depuis la levée du confinement le 11 mai dernier, elle constate que les mesures de prévention “saluer sans se serrer la main et arrêter les embrassades” ainsi que “garder une distance d’au moins un mètre” sont de moins en moins respectées.

Dans le détail, entre le 22 et le 24 juin, 73,2% des interrogés déclaraient ne plus se serrer la main et éviter les embrassades. Un chiffre en baisse, puisqu’ils étaient plus de 88% à l’affirmer au moment du déconfinement. La distanciation physique n’est, elle, plus respectée que par un Français sur deux (54,7%), contre près de 7 sur 10 entre les 13 et 15 mai derniers (69,2%).

Le port du masque, seul geste barrière qui résiste

Et ce ne sont pas les seuls gestes barrières à pâtir du relâchement. 66,6% de la population déclare se laver régulièrement les mains (contre 71,5% il y a deux mois), 61,9% des Français toussent toujours dans leur coude (65,2% mi-mai), et 60,6% utilisent un mouchoir à usage unique (plus de 70% début avril). Seul le port du masque, obligatoire dans de nombreux lieux fermés, semble encore résister. Plus d’un Français sur deux dit en porter (52,4%), contre 46,2% au moment du déconfinement.

Pourtant, “la poursuite de la circulation virale invite à maintenir la plus grande vigilance”, prévient l’agence sanitaire. “La perspective des congés d’été, susceptibles de favoriser les comportements à risque, et la diminution de l’adoption systématique des mesures de prévention par la population, sont des facteurs susceptibles de favoriser la reprise de l’épidémie.”

Le professeur Jean-François Delfraissy a lui aussi mis en garde la population. “Il faut que les citoyens deviennent leur propre médecin, nous avons tous notre avenir en mains”. “Il y a eu un très gros travail, et merci aux Français d’avoir accepté ce confinement très généralisé, mais ne perdez pas tout le travail qui a été effectué en lâchant, d’un coup, les mesures de distanciation.”

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