Des renforts policiers à Nice après plusieurs fusillades

L’échange de coups de feu survenu lundi 20 juillet dans un quartier sensible de la ville est loin d’être un cas isolé, rapporte « Nice-Matin ». Le ministre de l’intérieur était sur place en ce jeudi après-midi et annonce la visite du Premier Ministre, Jean Castex ce samedi et des “annonces fortes” seront dite.

Les dossiers s’accumulent sur le bureau du nouveau ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin. L’un d’eux concerne Nice, théâtre d’une nouvelle fusillade, lundi 20 juillet, dans le quartier dit « sensible » des Moulins. Un fait divers qui n’a rien d’une exception, selon Nice-Matin, qui raconte « huit mois de violence » dans la ville.

Lundi, les coups de feu ont été tirés en plein jour devant un supermarché du quartier des Moulins, connu notamment pour être un lieu de trafic de drogue dans la ville. « Le quartier bouclé, des douilles retrouvées, mais personne n’a été blessé et l’affaire a été reprise par la police judiciaire », a indiqué une source policière, ajoutant que trois personnes avaient été interpellées. « C’est la deuxième fois en moins d’un mois, et ça fait un peu peur », a commenté une employée du supermarché, jointe par l’Agence France-Presse au téléphone.

Les 19 et 27 juin derniers, dans le même quartier, des coups de feu avaient également été tirés. Aucun suspect ni blessé n’a été retrouvé, mais des témoins évoquent des individus aux visages masqués, munis d’armes de poing. Des informations que les investigations de la police n’ont pu confirmer. Au début du même mois, le quartier des Liserons a, lui aussi, connu, une flambée de violences : « une rixe qui a fait une victime à coups de barre de fer » le 10 juin, puis, le lendemain, deux blessés par armes à feu et par arme blanche. Dans la nuit du 15 au 16 juin, trois personnes ont été blessées.

Estrosi demande « un nouvel acte de décentralisation »

En janvier dernier, dans le quartier des Moulins, un homme entre dans un bar à chicha, visage dissimulé. L’individu, selon le procureur de la République adjoint chargé de l’affaire, est « manifestement à la recherche de la victime, quant à elle attablée avec d’autres personnes ». Le suspect « ouvre le feu sur sa cible à plusieurs reprises, à très courte distance. La victime s’est retrouvée au sol », poursuit la même source. Le bilan est finalement de deux blessés. Nice-Matin rappelle un autre fait divers survenu dans le même quartier, celui des Moulins, le 25 novembre 2019. En début de soirée, une dizaine de coups de feu retentissent, faisant un blessé, un homme atteint de plusieurs balles au niveau de l’abdomen et des membres.

Après la nouvelle fusillade survenue lundi, Christian Estrosi a demandé des « moyens supplémentaires » et un « plan d’action immédiat permettant de rétablir l’ordre », jugeant la situation du quartier des Moulins « très préoccupante ». « Si l’État n’est plus en capacité de mettre en place les moyens nécessaires qu’il confie aux maires qui le souhaitent la possibilité de pouvoir agir plus fortement », a ajouté l’édile. L’entourage du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a ensuite annoncé à l’Agence France-Presse qu’« une unité de force mobile composée d’une soixantaine d’agents va être dépêchée sur place ».

Un effort à même d’apaiser les tensions de ces derniers mois à Nice ? Ce mercredi, sur BFM TV, Christian Estrosi a estimé que « l’annonce de l’arrivée de 60 CRS par Gérald Darmanin est bonne nouvelle, mais [que] c’est insuffisant ». « Il est temps de mettre le paquet pour ce quartier [des moulins, NDLR], où les habitants aspirent à vivre tranquilles et où nous avons investi les moyens nécessaires. Si l’État n’est pas capable de le faire qu’il transfère aux maires les pouvoirs de police pour le faire », a encore réclamé l’élu. Et d’ajouter : « Je demande au président Emmanuel Macron, dans un nouvel acte de décentralisation, de transférer des pouvoirs, notamment en matière de police, aux maires. »

Christian Estrosi pris à partie lors de sa visite sur les lieux de la fusillade

Le maire Les Républicains de Nice Christian Estrosi a été pris à partie ce mercredi soir, après s’être rendu dans le quartier où a eu lieu une fusillade lundi, sur fond de trafic de drogue. Selon nos informations, le maire et son équipe ont été la cible d’un projectile alors qu’ils quittaient les lieux.

Les faits ont eu lieu dans le quartier des Moulins de Nice, alors que Christian Estrosi et le préfet des Alpes-Maritimes Bernard Gonzalez effectuaient une visite surprise, deux jours après la fusillade qui avait éclaté en pleine journée lundi, sur fonds de trafic de drogue. Il s’agissait de la troisième en ce mois de juillet.

Le maire de Nice, Christian Estrosi à publier un tweet annonçant sont déplacement avec le préfet des Alpes-Maritime et sont 1er adjoint au cotés des 60 CRS qui sont arrivé en renfort suite a sa demande auprès du ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin.

À la suite de cette fusillade, Christian Estrosi avait demandé des “moyens supplémentaires” et un “plan d’action immédiat permettant de rétablir l’ordre”, jugeant la situation du quartier des Moulins “très préoccupante”. À l’Intérieur, Gérald Darmanin a entendu cette requête et envoyé 60 CRS en renfort. Par ailleurs, une enquête pour “tentative d’homicide” a été ouverte et confiée à la police judiciaire de Nice pour tenter d’identifier les personnes impliquées.

Insécurité à Nice: le gouvernement sur place

C’est un déplacement surprise cette après-midi du ministre de l’intérieur Gérald Darmanin dans la ville de Nice, 2 jours après les fusillade dans le quartier des Moulins à la suite d’un trafic de drogue. Le ministre est aux côtés du maire LR, Christian Estrosi, alors que ce dernier a été chahuté la veille au soir, lors d’une visite surprise dans ce quartier sensible.

Avec ce déplacement à Nice, Gérald Darmanin est venu réaffirmer l’autorité de l’État. Le ministre a déploré “les événements inacceptables” qui se sont déroulés lundi dans le quartier des Moulins de Nice. “C’est le fait d’une minorité agissante”, a déclaré le ministre, car “la majorité, je le sais, souhaite le rétablissement de l’ordre républicain”.

Nous allons faire plier ceux qui veulent faire plier la République

Gérald Darmanin, Ministre de l’Intérieur

l à également annoncé la visite du Premier ministre, Jean Castex ce samedi dans la ville de Nice afin d’évoquer le thème de l’insécurité et des violences qui ont eu lieu ces derniers jours dans le quartier des Moulins. Il à déclaré que des “annonces seront faites”

Pour Darmanin, “Il n’y a pas de zone de non-droit, il n’y a pas d’endroit où l’on ne va pas en République”, a t-il fait savoir ce jeudi.

“Moi je viens là où la police fait son travail, reprendre des mètres carré aux trafiquants de drogue qui empoisonnnent et tuent la vie des quartiers. C’est tout-à-fait inacceptable et on ne peut pas le laisser passer”, a ajouté le ministre de l’Intérieur.

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