Explosions à Beyrouth – Au moins 135 morts, dont 21 français

18h10: Le bilan de l’explosion s’alourdit à 135 morts et près de 5 000 blessés, annonce le ministre libanais de la Santé cité par la chaîne de télévision Al Manar.

17h11:Au moins 113 personnes sont mortes, 4 000 blessées, et des dizaines sont portées disparues, selon un nouveau bilan fourni par le ministre de la Santé, Hamad Hassan. “Il y a certainement encore (des victimes) sous les décombres et nous recevons des dizaines d’appels pour des disparus”, a-t-il précisé.

17h07: Le parquet de Paris ouvre une enquête sur les explosions à Beyrouth. Au moins 21 personnes de nationalité française ont été blessées, rapporte un journaliste de Libération, citant un communiqué du procureur. L’enquête pour “blessures involontaires” sera menée par le pôle des accidents collectifs.

16h24: Au lendemain des deux explosions meurtrières qui se sont produites à Beyrouth, le gouvernement libanais vient de décréter ce mercredi l’état d’urgence pour deux semaines.

16h09: Le Secours populaire français lance un appel aux dons au profit des victimes : « Une équipe est déjà sur place pour apporter les premiers soutiens matériels et évaluer les besoins (aide aux familles sinistrées qui ont tout perdu : colis alimentaires, produits d’hygiène, ustensiles de cuisine, relogement provisoire, générateurs électriques, soutien psychologique etc.) », précise l’association. Les dons financiers peuvent être effectués via le site Internet du Secours populaire.

16h07: Selon LCI, la France compte 10 français blessés, ainsi que 4 ressortissants de l’ambassade françaises. Et de préciser que plus de 5000 ressortissants français vivent dans un rayon de 5km autour du site de l’explosion.

14h18: Après l’explosion qui a éventré les silos de céréales installés près du port de Beyrouth hier, l’Agence des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation, la FAO, craint “d’avoir à brève échéance un problème de disponibilité de farine pour le pays”.

“J’ai reçu un très court message du responsable de la FAO à Beyrouth: en effet on craint qu’une grande quantité des réserves de blé sur le port aient été affectées ou détruites par l’explosion. Les stocks sont gravement endommagés” a déclaré le responsable des urgences de la FAO, Dominique Burgeon, joint par l’AFP depuis Paris.

“Et on craint d’avoir à assez brève échéance un problème de disponibilité de farine pour le pays”, a-t-il ajouté au cours d’un bref entretien téléphonique.

13h30: Le Premier ministre Jean Castex annonce réunir à 16 heures tous les ministres concernés afin de coordonner l’aide au Liban

13h28: La présidente d Île-de-France, Valérie Pécresse, annonce que la région ferait un don de 300.000 euros à la Croix-Rouge libanaise pour reconstruire deux banques de sang détruites.

13h03: Emmanuel Macron se rendra ce jeudi au Liban afin de “rencontrer l’ensemble des acteurs politiques”, a indiqué l’Élysée à l’AFP.

Le chef de l’État français rencontrera son homologue libanais Michel Aoun et le Premier ministre Hassan Diab, au moment où la France a affiché sa solidarité et envoyé des personnels et matériels pour venir en aide aux autorités libanaises, a précisé la présidence.

12h49: LE POINT SUR LA SITUATION A 12h30:

Au moins cent morts, des milliers de blessés et des centaines de milliers de sans abris: ville “sinistrée”, Beyrouth reste abasourdie mercredi, au lendemain d’explosions ahurissantes, des habitants cherchant encore des disparus et des affaires personnelles au milieu d’immeubles éventrés.

D’après les autorités, quelque 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium, stockées “sans mesures de précaution” dans le port de Beyrouth, sont à l’origine de la puissance des déflagrations, les pires vécues par la capitale libanaise, malgré son histoire tourmentée.

“La situation est apocalyptique, Beyrouth n’a jamais connu ça de son histoire”, a estimé le gouverneur de Beyrouth, Marwan Aboud.

“On aurait dit un tsunami, ou Hiroshima (…). C’était un véritable enfer, quelque chose m’a frappé à la tête, et tous les objets ont commencé à voler autour de moi”, a raconté à l’AFP Elie Zakaria, un habitant du quartier de Mar Mikhail, célèbre pour ses bars nocturnes et qui fait face au port.

“C’est un massacre. Je suis sorti au balcon, j’ai vu des gens qui criaient, ensanglantés, tout était détruit”, a-t-il ajouté.

La puissance de ces explosions présentées comme accidentelles est telle qu’elles ont été enregistrées par les capteurs de l’institut américain de géophysique (USGS) comme un séisme de magnitude 3,3. Et leur souffle a été clairement ressenti jusque sur l’île de Chypre, à plus de 200 km de là.

Le paysage, mercredi, reste lunaire: les conteneurs ressemblent à des boîtes de conserve tordues, les voitures sont calcinées, le sol jonché de valises et de papiers provenant de bureaux soufflés par l’explosion.

Selon un dernier bilan provisoire de la Croix-Rouge, plus de 100 personnes ont été tuées et plus de 4.000 blessées.

Selon le gouverneur de Beyrouth, jusqu’à 300.000 personnes sont sans domicile en raison des énormes dégâts. Il a estimé les dommages, qui ont touché selon lui plus de la moitié de la capitale, à plus de trois milliards de dollars.

Des secouristes, épaulés par des agents de sécurité, ont cherché toute la nuit des survivants ou des cadavres sous les décombres. Les opérations continuent.

L’explosion a soufflé les vitres des habitations dans la plupart des quartiers de Beyrouth et de sa grande banlieue, et les artères de la ville restent jonchées de bris de verre.

Les hôpitaux de la capitale, déjà confrontés à la pandémie de Covid-19, sont saturés. Des habitants, blessés et ensanglantés, ont dû faire le tour des hôpitaux toute la nuit pour les supplier d’être admis.

Le Premier ministre, Hassan Diab, dont le gouvernement est contesté par une partie de population et a été fragilisé encore davantage par la démission lundi du ministre des Affaires étrangères, a décrété trois jours de deuil national et promis que les responsables devraient “rendre des comptes”.

“Il est inadmissible qu’une cargaison de nitrate d’ammonium, estimée à 2.750 tonnes, soit présente depuis six ans dans un entrepôt, sans mesures de précaution. C’est inacceptable et nous ne pouvons pas nous taire”, a déclaré le Premier ministre devant le Conseil supérieur de défense, selon un porte-parole.

Le nitrate d’ammonium, substance entrant dans la composition de certains engrais mais aussi d’explosifs, est un sel blanc et inodore utilisé comme base de nombreux engrais azotés sous forme de granulés. Il a causé plusieurs accidents industriels dont l’explosion de l’usine AZF à Toulouse, dans le sud-ouest de la France, en septembre 2001 (31 morts, 8.000 blessés).

Une source au sein des services de sécurité a indiqué à l’AFP que le nitrate d’ammonium avait été saisi sur un bateau en panne il y a six ans et entreposé au hangar numéro 12 du port, “sans aucun suivi”.

Des Casques bleus ont été grièvement blessés à bord d’un navire amarré dans le port, selon la mission de l’ONU au Liban (Finul).

Sur les réseaux sociaux, les Libanais expriment à nouveau leur colère contre la classe dirigeante, qu’ils accusent de corruption, estimant que l’explosion était un résultat de sa mauvaise gestion et de sa négligence.

Réuni mardi soir, le Conseil supérieur de défense a proclamé Beyrouth “ville sinistrée” et appelé à l’aide.

– Aide internationale –

De nombreux pays ont proposé de l’aide au Liban, notamment la France, aux liens historiques avec ce pays, qui doit envoyer mercredi plusieurs tonnes de matériel sanitaire et un détachement de la sécurité civile. Paris va aussi envoyer un troisième avion d’assistance humanitaire.

Les Etats-Unis ont également proposé leur aide, ainsi que l’Allemagne, qui compte des membres du personnel de son ambassade à Beyrouth parmi les blessés.

Des pays du Golfe, dont certains ont des relations diplomatiques et économiques étroites avec le Liban, ont également rapidement offert leur aide au Liban.

L’Iran, très influent au Liban par le biais du mouvement chiite Hezbollah, a offert une “aide médicale”, par la voix de son président Hassan Rouhani.

Et même Israël a proposé “une aide humanitaire et médicale” à son voisin, avec lequel il est techniquement en guerre.

Ce drame survient alors que le Liban connaît sa pire crise économique depuis des décennies, marquée par une dépréciation inédite de sa monnaie, une hyperinflation, des licenciements massifs et des restrictions bancaires drastiques.

12h29: Anne Hidalgo annonce sur Twitter que la ville de Paris “va débloquer une aide d’urgence exceptionnelle de 100.000 euros” en solidarité avec Beyrouth.

Egalement, pour rendre hommage aux victimes, la tour Eiffel sera éteinte ce soir à partir de minuit.

11h50: Jusqu’à 300 000 personnes sont sans domicile après les explosions à Beyrouth, annonce le gouverneur de la ville.

“J’ai fait un tour dans Beyrouth, les dommages peuvent s’élever à entre trois et cinq milliards de dollars”, a indiqué à l’AFP le gouverneur de Beyrouth Marwan Abboud, précisant toutefois qu’il attendait une évaluation des experts et des ingénieurs.

“Près de la moitié de Beyrouth est détruite ou endommagée”, a-t-il estimé.

09h39: Un numéro d’urgence pour les ressortissants français du Liban a été mis en place par l’Ambassade de France : c’est le +961 1 420 292. Sur son site, l’ambassade déconseille de se rendre au port et recommande de rester à domicile si celui-ci n’a pas subi trop de dégâts.

07h33 : Les explosions à Beyrouth ont fait plus de 100 morts et 4.000 blessés, selon la Croix-Rouge libanaise.

06h58: On sait ce matin ce qui aurait provoqué l’explosion. Le gouvernement Libanais pointe du doigt une cargaison de nitrate d’ammonium stockée “sans mesures de précaution” sur le port. “Il est inadmissible qu’une cargaison de nitrate d’ammonium, estimée à 2.750 tonnes, soit présente depuis six ans dans un entrepôt, sans mesures de précaution. C’est inacceptable et nous ne pouvons pas nous taire”, a déclaré le Premier ministre devant le Conseil supérieur de défense, selon des propos rapportés par un porte-parole en conférence de presse. Le nitrate d’ammonium, substance qui entre dans la composition de certains engrais mais aussi d’explosifs, est un sel blanc et inodore utilisé comme base de nombreux engrais azotés sous forme de granulés, et a causé plusieurs accidents industriels dont l’explosion de l’usine AZF à Toulouse, dans le sud-ouest de la France, en 2001.

06h00: Le point ce matin

Dans les ruines fumantes du port de Beyrouth, au milieu des immeubles éventrés, les secouristes tentaient mercredi de retrouver des victimes, au lendemain des deux énormes explosions qui ont fait au moins 78 morts et des milliers de blessés. La capitale libanaise, déclarée ville “sinistrée”, s’est réveillée sous le choc, après ces explosions d’une telle puissance qu’elles ont été enregistrées par les capteurs de l’institut américain de géophysique (USGS) comme un séisme de magnitude 3,3. Dans l’épicentre de l’explosion, dont le souffle a été ressenti jusque sur l’île de Chypre, à plus de 200 kilomètres de là, le paysage reste apocalyptique: les conteneurs ressemblent à des boîtes de conserve tordues, les voitures sont calcinées, le sol jonché de valises et de papiers provenant des bureaux avoisinants, soufflés par l’explosion. Même des Casques bleus ont été grièvement blessés à bord d’un navire amarré dans le port, selon la mission de l’ONU au Liban.

Des secouristes, épaulés par des agents de sécurité, ont cherché toute la nuit des survivants ou des morts coincés sous les décombres.

Pour l’heure, le dernier bilan du ministère de la Santé est d’au moins 78 morts et près de 4.000 blessés, mais il pourrait s’alourdir dans la journée. Les hôpitaux de la capitale, déjà confrontés à la pandémie de Covid-19, sont saturés. Le Premier ministre Hassan Diab a décrété mercredi jour de deuil national et a promis que les responsables devraient “rendre des comptes”.

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Mardi 4 août

23h00 : Nouveau bilan grimpant à 73 morts et 3.700 blessés

22h05: Le nouveau bilan à 22h double le nombre de morts qui passe à 50 et 2.750 blessés

21h07: Emmanuel Macron exprime sa solidarité avec le Liban après ce drame : “J’exprime ma solidarité fraternelle avec les Libanais après l’explosion qui a fait tant de victimes et de dégâts ce soir à Beyrouth. La France se tient aux côtés du Liban. Toujours. Des secours et moyens français sont en cours d’acheminement sur place.”

20h55: Le ministère de la Santé libanais fait état d’au moins 27 morts et 2 500 blessés, selon une première estimation.

20h52: Un navire arrimé face au port de Beyrouth est en flamme, après les violentes explosions qui ont ravagé le secteur, a constaté une correspondante de l’AFP, sans qu’il ne soit possible de déterminer s’il y avait à son bord des passagers.

20h45: Le point sur la situation

Deux puissantes explosions successives ont secoué mardi Beyrouth faisant un nombre indéterminé de morts et de blessés, semant la panique et provoquant un immense champignon de fumée dans le ciel de la capitale libanaise. Dans une première réaction d’un responsable, le directeur général de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, a indiqué que les explosions étaient peut-être dues à des “matières explosives confisquées depuis des années”, mais ajouté que l’enquête en cours devrait déterminer “la nature exacte de l’incident”.

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré une première explosion suivie d’une autre qui provoque le gigantesque nuage de fumée. Les déflagrations ont fait trembler les immeubles et brisé des vitres à des kilomètres à la ronde.

Le président Michel Aoun a convoqué une “réunion urgente” du Conseil supérieur de la Défense et le Premier ministre Hassan Diab a décrété un jour de deuil national.

Selon l’agence nationale d’information ANI, il y a eu “des morts et des blessés”. Le président de la Croix-Rouge libanaise, Georges Kettaneh, a évoqué “des centaines de blessés”, dans un appel à la télévision libanaise LBC. “Nous sommes submergés par les appels téléphoniques”, a-t-il dit.

“C’est une catastrophe à l’intérieur (du port). Il y a des cadavres par terre. Des ambulances emmènent les corps”, a indiqué à l’AFP un soldat aux abords du port.

19h48: Selon des témoins, les déflagrations ont été entendues jusqu’à la ville côtière de Larnaca, à Chypre, distante d’un peu plus de 200 km des côtes libanaises.

19h45: « J’ai senti comme un tremblement de terre et puis après une énorme déflagration et les vitres se sont cassées. J’ai senti que c’était plus fort que l’explosion lors de l’assassinat de Rafic Hariri » en 2005, provoqué par une camionnette bourrée d’explosifs, a déclaré à l’AFP une Libanaise dans le centre-ville de Beyrouth.

19h36: La chaîne américaine Fox News donne un premier bilan qui serait d’au moins 10 morts des centaines de blessés

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19h34: Le président libanais, Michel Aoun, convoque ce soir une “réunion urgente” du Conseil supérieur de la Défense, après les violentes explosions qui ont secoué le port de Beyrouth, ont annoncé ses services.

19h14: Le point sur la situation:

Une forte explosion a secoué mardi, vers 17h10 (1 h10, heure locale), le secteur du port de la capitale libanaise, Beyrouth, faisant des dizaines de blessés, selon une source sécuritaire et des correspondants de l’Agence France-Presse (AFP) sur place. Une très forte déflagration, venant du secteur du port mais dont l’origine reste pour l’instant inconnue, a été entendue dans plusieurs secteurs de la ville. Les vitres de nombreux immeubles et magasins ont volé en éclats à des kilomètres à la ronde. D’épais nuages de fumée orange s’élèvent au-dessus de la capitale et recouvrent entièrement la zone du port.

Le secteur du port a été bouclé par les forces de sécurité, qui ne laissent passer que la défense civile, le ballet des ambulances aux sirènes hurlantes et les camions des pompiers.

Il a été interdit aux journalistes d’accéder à la zone, a constaté un correspondant de l’AFP. Aux abords du quartier du port, les dommages et les destructions sont considérables.

Selon des correspondants de l’AFP, de nombreux habitants blessés marchent en direction des hôpitaux. Dans le quartier d’Achrafieh, des blessés se ruent vers l’Hôtel-Dieu, et devant le centre médical Clémenceau, des dizaines de blessés, dont des enfants, parfois couverts de sang, attendent d’être admis.

Toutes les vitrines des magasins des quartiers de Hamra, Badaro et Hazmieh ont volé en éclats, tout comme les vitres des voitures. Des véhicules ont été abandonnés dans les rues, avec leurs airbags gonflés.

19h08: Les dégâts sont colossaux et on parle désormais de centaines de blessés

18h28: Les médias locaux ont diffusé des images de personnes coincées sous des décombres, certains couverts de sang. Selon des informations préliminaires de médias locaux, l’explosion serait le résultat d’un incident au port de Beyrouth.

18h14: Les circonstances et détails sur l’explosion restaient inconnus dans l’immédiat. “Les immeubles tremblent”, a tweeté un habitant de la ville, affirmant que “toutes les vitres de (son) appartement ont explosé”.

18h10:  Une forte explosion a secoué mardi la capitale libanaise Beyrouth au dessus de laquelle s’élève un épais nuage de fumée, selon des correspondants de l’AFP sur place. La forte déflagration, qui a eu lieu dans la zone du port et dont l’origine n’était pas connue dans l’immédiat, a été entendue dans plusieurs secteurs de la ville. Les vitres de nombreux immeubles et magasins ont volé en éclats. D’épais nuages de fumée orange s’élèvent au dessus de la capitale.

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