Traque dans les Cévennes : le père du fugitif lui demande de se rendre

Valentin Marcone, toujours en fuite, est le meurtrier présumé de deux individus dans une scierie du massif des Cévennes, dont son supérieur hiérarchique. Son père a enregistré un message audio dans lequel il l’appelle à se rendre aux forces de l’ordre.

Le père de Valentin Marcone, meurtrier présumé de deux personnes dans une scierie dans le massif des Cévennes, appelle son fils à se rendre auprès des forces de l’ordre dans un message audio enregistré, a-t-on appris de l’AFP ce jeudi. 48 heures après le double homicide, un appel à témoins a été lancé dans la matinée pour débusquer le fugitif. Valentin Marcone est en fuite depuis deux jours dans la forêt après avoir abattu son patron et un de ses collègues dans la scierie du village des Plantiers (Gard) où il était employé, peu après être arrivé au travail.

« Valentin, c’est papa »

« J’ai la garantie qu’il n’y aura pas feu si tu te rends maintenant, mon fils fais-moi confiance »: peut-on entendre dans ce message audio enregistré par le père et transmis à la gendarmerie.

Valentin, c’est papa, je t’aime, on t’aime.

Frédéric Marcone, père du fugitif

« Iroise est magnifique, elle a dormi dans mes bras pendant deux heures, elle a besoin de toi, de son papa, Blandine a besoin de toi, elle est forte, elle a besoin de toi », dit le père dans ce vibrant message, en référence à la fille et à l’épouse de Valentin Marcone. « Nous avons tous besoin de toi », ajoute le père, avant de conclure d’un « Je t’aime, nous sommes tous avec toi, bisous, papa », la voix tremblante.

Selon nos informations, ce sont les gendarmes qui ont demandé au père de réaliser cet enregistrement pour qu’il « revienne à la raison » s’il l’entend.Play Video

Un fugitif armé

Depuis 48 heures, près de 300 gendarmes sont déployés dans cette région escarpée et peu habitée, assistés de huit hélicoptères et d’équipes cynophiles, pour tenter de débusquer le fugitif, a priori armé d’une arme de poing et d’un fusil de précision d’une portée potentielle de 300 m.

Dès mercredi soir, le procureur de Nîmes, Eric Maurel, chargé du dossier après le procureur d’Alès, avait appelé le fuyard à se rendre en l’appelant à « revenir à la raison ».

À la mi-journée, la gendarmerie procédait déjà à des vérifications après avoir reçu plusieurs informations à la suite de l’appel à témoins diffusé ce jeudi, a indiqué une porte-parole de la gendarmerie sans donner davantage de précisions.